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LA CHALOUPE "BELLE DE VILAINE" - 29-11-2007

Chaloupe de Billiers, reconstruite à l'identique d'après un plan de 1887 par le chantier Pradelle du Croisic dans le respect de la tradition, avec les normes actuelles exigées.
Dimensions: longueur hors tout (coque) 10,60 mètres
Déplacement: 12 Tonnes
Grand mât: 15,50 mètres
Surface de voile: 96,80 mètres
Ce type de chaloupe pontée, avec son pavois ajouré, son cul rond, gréé au tiers navigua entre 1820 et 1830, il succédait aux antiques "chattes de Billiers" bateaux à fond plat et voile carrée.
Armée par un patron, un matelot et un mousse pour les manoeuvres de gréement et du chalut à perche.
Elle pêchait en baie de Vilaine, la civelle (jeunes anguilles) au printemps, la sole en été, le boucaud (crevette grise) en automne et la raie en hiver.
Certains de ces bateaux pratiquaient aussi "le bornage" ( petit cabotage local)
transportant du bois, du sel ou froment en Loire et en Vilaine.
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Le blin d'étrave, collier métallique s'ouvrant et servant
à maintenir le beaupré
Sous-barbe cordage raidi par un palan et servant
à tenir vers
le bas l'extrémité du bout-dehors
Bitton petit montant servant à tenir la caisse du bout-dehors


bastaque
Hauban à croc supplémentaire raidi par un palan
en arrière des haubans principaux
Lattes de haubans
Ferrures servant à tenir les palans
des haubans


Le grand appelé aussi Taillevent






Une petite photo détournée au passage
du canot à moteur







Pour le découvrir, il est au Port de Pen-Lan
dans le sud Morbihan, à coté du
village de Billiers. A la belle saison,
il assure des promenades en mer
Le port est charmant et une belle balade
le long de la côte vous attend.
J'espère que vous avez fait une bonne visite
A bientôt
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MUSEE NATIONALE DE LA MARINE DE ROCHEFORT - 29-11-2007
Je vous propose une petite visite dans le Musée National de Rochefort
Ce Musée est situé dans l'hôtel de Cheusses, le plus
ancien édifice civil de la ville.
Cette hôtel porte le nom du dernier seigneur
de Rochefort.
La fondation de l'arsenal en 1666, chasse
Henri de Cheusses. Au bâtiment d'origine, sera
rajouté une aile sud pour former le U classique
des hôtels de l'époque.




Le Dauphin Royal ne représente pas un bâtiment ayant existé,
mais, une maquette à vocation pédagogique construite pour
Monseigneur Le Dauphin, Louis de france 1729-1765
Elle représente un 3 ponts armé de 110 canons.
Dimensions 290x80x95 à l'échelle 1/24ème
Commencé en mars 1751, elle sera achevé au début de l'année 1752
Le plan a été dressé par Mr Coignard
qui deviendra l'un des plus célèbres ingénieurs-constructeurs
de son temps



Peu après le milieu du XVIIème siècle, on procéda au cuivrage des coques
sur les oeuvres vives et vers 1780 cette méthode se généralisa.
Elles avaient le même fonction que les plaques de plomb
au siècle précédent
(se protéger de l'agression des tarets)
mais avec le poids en moins donc une vitesse accrue.




















J'espère que vous avez effectué une bonne visite.
Ce musée est très intéressant, vous y trouverez de nombreux tableaux
des maquettes bien sûr, mais, aussi l'histoire de l'arsenal de la ville de
Rochefort, ce musée fait partie intégrante de la ville
comme la Corderie Royale et la frégate en construction Hermione.
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L'HERMIONE II - 24-11-2007
Une frégate légère du XVIIIe siècle se construit dans l'arsenal
de Rochefort après 150 ans d'interruption
Une partie de la cale Louis XV a été dévasée pour la circonstance
Le coté donnant sur la Charente ne sera ouvert que
lors de la mise en eau de la frégate.

Frégate dite de 26 de 12, c'est à dire de 26 canons
tirant des boulets de 12 livres.
Elles est dite aussi frégate de 32 pour le nombre
de ses canons








Le maître couple est le couple le plus
large du bâtiment

Entre les deux bittes du mât de misaine,
le sep de drisse

Les caillebotis servaient à l'aération des ponts inférieurs,
ainsi qu'à donner un peu de lumière
vue de tribord arrière


Vue sur bâbord arrière

Petit aperçu de l'intérieur par les fenêtres du tableau arrière
Pénétrons maintenant à l'intérieur de la frégatepar une des bouteilleslatrine des officiers!


Le pont de batterie, virure de pont en pin d'orégon
de 74mm d'épaisseur.


Les dalots trous fait dans le bordé pour
permettre l'évacuation de l'eau
Fourrure de gouttière le pièce biseautée
Les courbes, pièces de bois qui sert à renforcer
la liaison entre deux autres éléments de charpente.
Courbes de barrots à la jonction entre barrot
et bauquière

Renfort avec un trou circulaire au niveau du pont
pour le passage du mât
Bitte d'ancre sert à tourner les câbles
des ancres
La partie cylindrique est en pin (essence tendre)
et démontable
Ceci dans le soucis de préserver les câbles en chanvre
des ancres qui frottent durement lors des mouillages.
La barre de fer remplace le futur mât de beaupré

D'où le terme "Branlebas" diffusé le matin sur les
bâtiments de la Marine Nationale
Vers l'arrière du bâtiment
Vers l'avant du bâtiment
l'on voit très bien le vaigrage
bordage intérieur de la coque



Le petit cabestan visible sur le
gaillard avant de la maquette.

Haubans et caps de mouton
Le travail de forge où un nombre très important
de pièces sera réalisées
C'est dimanche l'atelier est au repos
Et les fantômes viennent contrôler discrètement
l'avancement des travaux.
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LE SAINT MICHEL II - 23-11-2007

J'ai réalisé quelques photos de l'avancement des travaux et de temps en temps j'irai sur le chantier, pour vous faireprofiter de la réalisation de ce cotre pilote,
qui devrait être mis à l'eau au printemps 2009.L'occasion de faire une fête, car la mise à l'eau
pourrait être faite à l'ancienne.












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Virure de galbord, c'est la virure qui s'encastre dans la rablure de quille
Elle n'est pas brochetée et épouse parfaitement la forme du brion
La virure de galbord une virure difficile à mettre en place,
car elle est vrillée, à l'avant et à l'arrière elle est collée
sur la charpente axiale et en son milieu elle s'applique
sur les varangues.
vue vers l'étambot
Virure de vibord, la virure qui fait suite au galbord,
elle n'est pas brochetée
Mise en place d'un bordé
Après un étuvage de quatre heures,
le bois étant bien imbibé et plus souple,
le bordé est mis en place
de nombreux serres joints et des bras pour
l'appliquer contre les couples






Quelques nouvelles photos, peu d'avancements
par rapport à ma dernière visite









La demi-coque que j'ai réalisé, d'après le plan
fourni par la cale 2 de l'île
A bientôt pour la suite
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LECHALLAS 1913 - 18-11-2007
Je ne pouvais faire abstraction dans mon blog des photographies de ces vieux rafiots à vapeur, qui firent malheureusement disparaitre petit à petit ces chers voiliers


Classé Monument historique
Il n'y a plus de machine à vapeur,
mais qu'il est beau le bougre!

Le pavillon Breton frappé à son mât

Le Cabestan surmonté de la cloche.
La cloche uniquement à quai et les
jours de fête.

La Timonerie




Les claires voies permettent à la machine de respirer
et surtout au mécano!

Le roof arrière


Très agréable, ce roof avec ces bancs qui, par beau temps
permettent de d'admirer les rives de la Loire

Le salon panoramique ou salon présidentiel

Il ya même l'éclairage


Bittes d'amarrage en bronze



J'espère que vous avez fait une bonne visite de cette ancêtre de la vapeur
A Bientôt
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AU GRE DES VENTS - 20-11-2007
Ce n'est pas un voilier, bien qu'il est un tape cul, mais il est bien joli ce chalutier pélagique avec ses couleurs claquantes. Il ammarer dans le port de la Turballe et sert à effectuer des balades en mer.












A bientôt et bon vent!
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Lougre corsaire "LE COUREUR" - 21-11-2007

Historique:Combat du lougre "LE COUREUR" contre le Cutter
anglais "ALERT"
Récit de M. de Rosily, le 3 août 1778
M. de la Clocheterie, commandant "la Belle-Poule", parti de Brest le 15 juin, ayant sous ses ordres la Frégate "La Licorne", la corvette "L'Hirondelle" et le lougre "Le Coureur" que je commandais. Nous nous trouvâmes le 17 juin, sur les 10 heures de matin, à vue de la flotte de l'Amiral Keppel. M. de la Clocheterie nous fit signal de virer de bord et l'Amiral signala à toute sa flotte de nous chasser.
"L'Hirondelle" et "La Licorne" n'étant pas en état de nous suivre. M. de la Clocheterie leur fit signal de prendre chasse suivant l'aire de vent la plus favorable à leur marche, et continua sa route au plus près.
Je n'avais pas le quart de quantité de voile que j'aurais pu mettre, ne voulant pas aller plus vite que "LaBelle-Poule", m'en tenant toujours très près un peu de l'avant au vent. Le cutter anglais joignit M. de la Clocheterie et après lui avoir parlé, retourna à la frégate et ils firent route tous deux pour continuer leur chasse. Ayant reconnu qu'il m'était très supérieur, je m'approchait à porté de voie de "La Belle-Poule" et demandais à M. de la Clocheterie quel avait été sa conversation avec le cutter, afin de pouvoir m'y conformer. Il me répondit qu'il ne parlait qu'anglais et qu'il avait été obligé de s'en retourner faute de pouvoir se faire entendre, qu'il n'avait qu'une frégate avec lui et qu'il était en état de leur répondre en cas qu'ils voulussent l'attaquer ne pouvant être joint que par eux.
Je vis alors qu'il fallait me préparer à tout évènement, que je ne devais pas prendre chasse puisque je n'en avais pas l'ordre et d'ailleurs l'eusse-je eu; du moment que "La Belle-Poule" eût été attaqué par les deux, je ne l'aurais sûrement pas souffert ou j'aurais été blâmé à juste titre; parce que ce cotre aurait attaqué "la Belle-Poule" par derrière en hanche du même coté que la frégate anglaise pendant que cette dernière l'aurai combattue par le travers empêché de tirer sur le cotre qui l'aurait dégrayée et lui aurait tué beaucoup de monde, ce qui aurait rendu le combat trop désavantageux pour "la Belle-Poule".
Pour être plus à même de manoeuvrer, je grayai mon grand hunier, puis je le mis à faire culer pour ne pas m'éloigner de la frégate, augmentant de voile pour contre-balancer l'effet contraire de cette voile.
"L'Aréthuse" joignit "la Belle-Poule", et le cotre se présenta le long de mon bord sous le vent.
Ce bâtiment de soixante douze pieds de long, vingt six pieds de large, douze canons de six livres de balle, douze perriers et armé de quatre-vingt hommes. Sa force l'a fait admettre au rang de ce qu'ils appellent (sloops of war) corvette, il n'y a pas de vaisseau de soixante-quatorze aussi fortement bastingué. Au moment du combat, on ne pouvait voir un seul homme.
Dans mon lougre, l'épaisseur du bâtiment n'est pas d'un pouce et demi; je n'avais point de bastingage; nous étions découverts jusqu'à la boucle du soulier. J'avais huit canons de deux livres de balle, deux de trois,six perriers, cinquante hommes tout compris.
Le capitaine me dit en anglais d'aller trouver l'Amiral Kepper, je fis d'abord semblant de ne pas l'entendre; il me fit répéter en mauvais français par plusieurs de ses gens, je lui dis que non et prenant le porte-voix, je lui dit en anglais qu'il n'avait point à se donner tant de peine parce que j'étais décidé à ne point y aller et à ne faire que ce que ma frégate ferait. Pendant la conversation, à mesure que l'un des deux bâtiments culait ou allait de l'avant; de l'autre nous nous suivions avec les canons.
"L'Aréthuse" se trouvant très en arrière de "la Belle-Poule" par dessous le vent, je vis notre frégate changer de route. M. de la Clocheterie voulant apparemment changer la mauvaise position où il se trouvait, je m'adressais au capitaine du cotre qui lui dit d'arriver parce que ma frégate le faisait et que, comme il me gênait, s'il ne se prêtait pas à ma manoeuvre, je l'aborderais, mettant en même temps mon gourvarnail à faire arriver, il regarda vers les frégates et fit aussi arriver.

Combat entre la Belle-Poule et la frégate anglaise l'Aréthuse
Les frégates "se tirant" du canon, la mitraille même de "l'Aréthuse" tomba très près de nous. Je tirai aussitôt ma volée sur le cotre qui me riposta sur le champ. Nous continuames encore quelque temps le combat à petite portée de pistolet, ayant toujours chacun notre hunier sur le mât.(Je ne voulus pas faire de voile parce qu'étant sûr d'être pris, si j'avais suivi les frégates qui combattaient en faisant route, le cotre se serait encore trouvé à même d'aider "l'Aréthuse" aussitôt qu'il m'aurait enlevé). Car c'est le hazard qui m'a fait combattre aussi longtemps que je l'ai fait, mon équipage à découvert, comme il était sûr d'être détruit en un quart d'heure, mon bonheur vint de l'avoir abordé voici comment: voyant qu'à la distance où j'étais mes boulets de deux ne faisant aucun effet sur son bastingage et qu'avec ses canons il coupait toutes mes voiles et mon gréement car il n'avait tué ni blessé personne, l'idée me vint de l'aborder; je le proposai à mon équipage qui parut le désirer, mais je ne pus l'élongar comme je l'aurai voulu, parce que, après avoi fait une arrivée pour l'approcher, je voulus faire servir mon grand hunier pour faire revenir le bâtiment au vent pour me présenter de long en long avec lui: seule position où nous aurions pu passer à bord; je ne pus point l'exécuter , mes boulines et bras ayant été coupés et le bâtiment n'allait pas assez vite de l'avant pour que le gouvernail seul fit l'effet prompt qui se trouvait nécessaire; le vent était devenu presque calme. Je ne pusl'aborder que par le bossoir, mon beaupré croisant le sien, mon bâtiment un peu effacé.
Dans cette position, il ne pouvait tirer aucun de ses canons, il était très difficile de passer à son bord et on peu dire même impossible. Je voulus pourtant l'élonger. Ses canons de l'avant et ses perriers particulièrement qui dominaient en dessus de son bastingage qui était élevé de cinq pieds (balayaient) le gaillard d'avant. Je profitais que ses canons étaient à barbettes n'ayant pas de bastingage, ce qui me permettait de les pointer presque dans le sens de la longueur du bâtiment; je fis une décharge générale de mes canons et de mes fusils et criai à l'abordage!
Mon maître-pilote affronta avec hardiesse le fau roulant qui se faisait devant, mais fut suivi de peu de monde.Pour que mes gens ne se déconcertassent pas si je leur avais donné le temps de la réflexion, je fis faire un cri de Vive le Roy et reprendre avec vivacité les canons.
Je combattis une heure et demi à bord dans cette position, le combat avait commencé à 7 heures et j'amenai à 9; je coupais la vergue de bome en deux endroits, j'abîmai toutes ses manoeuvres et voiles et lui donnai quelques coups à l'eau, mais jamais je ne ou entamer son bastingage.
Tous mes coups de fusil furent inutiles. Ne pouvant distinguer un seul homme à son bord, le capitaine m'a dit n'avoir eu que deux hommes tués et deux blessés; je fus obligé de me rendre faute de ressource ayant calme plat et d'ailleurs, mes voiles étaient toutes abimées, surtout mon foc qui était tout criblé, n'ayant ni amure, ni écoiute; mon bâtiment avait été percé à l'eau en dix ou douze endroits; mon gréement était tout haché et "le Monarque" et"le Vaillant" s'étaient, pendant tout ce temps, rapprochés de nous avec leurs canots.
On me fit passer avec une partie de l'équipage à bord du premier; je restai jusqu'à ce que j'eus joins l'Amiral Keppel et alors on m'envoya, avec une partie de mon équipage, à bord du "Sandwick"; arrivé à Portsmouth, je fus envoyé à bord de "la Princesse Amélie" où je rejoignis MM de la Pallas et de "la Licorne", je les trouvais avec leurs équipages et d'où on nous a débarqué, le 4 juillet pour nous envoyer à Tresfort-Ampschire. On voulut nous faire signer un procès verbal où on nous dénommait prisonniers. Nous l'avons refusé et avons fait écrire dans ce même procès-verbal que nous ne reconnaissions point point prisonniers ayany été arrêtés en temps de paix, mais que dans le leiu où l'on nous mettrait, nous nous conformerions aux lois du pays, nous y comportant avec la tranquillité que l'on doit s'attendre de la part des Officiers de Roi.
Je n'eus heureusement que trois hommes de tués et sept de blessés mais mortellement, ce sont presque tous des officiers mariniers. J'attribue le peu de monde que j'ai eu de tué et de blessé à avoir abordé le bâtiment; il n'a pu se servir de tous ses canons et d'ailleurs, il n'avait pour ainsi dire que ses perriers et sa mousqueterie qui pouvait me tuer du monde et avec lesquels ils ont tirés trop haut faisant que regarder au-dessus de leur bastingage pour viser; quand au bâtiment ils l'ont extrêmement mal traité. Ses canons tiraient dans la soute à voile, la cuisine et la cale. Les boulets passaient de pert en pert, mon mât de misaine y a été même touché par la mitraille.
Si j'avais été à une certaine distance de lui, il aurait rasé tout mon pont et m'aurait nécéssairement détruit tout mon monde. Ses canons étaient chargés d'un boulet de six, d'un paquet de mitraille et d'une boîte de fer blanc remplie de balles. Ce sont des canons courts renforcés qu'ils appellent (double fortified) excellents dans ces petits bâtiments et qui peuvent se charger jusqu'à la gueule sans risquer de les faire crever.
Je n'aurai jamais pu être joint si j'eusse voulu fuire, ayant un avantage considérable sur tous les bâtiments quelconques. J'avais adopté, depuis peu, un nouveau gréement qui avait été trouvé si avantageux, tant pour la célérité de la manoeuvre que pour la marche. Dans ma dernière croisière sous les ordres de la Danaé, que M. le comte Dorvillier s'était décidé à me prendre pour sa découverte.
Elle apercevait les bâtiments de la tête de ses mâts, nous faisiat signal de chasse et je les joignais à une vitessse incroyable; je me suis vu chasser six bâtiments quelle avait aperçue à midi au ven, ne pouvant les voir de mon bâtiment, les avais joints à 6 heures du soir malgré qu'ils forcassent de voiles au plus près et laisser "la Danaé" à quatre lieues sous le vent à moi. Je n'ai jamais vu dans cette croisière aucun bâtiment de quelque espèce que ce fût que je ne l'aie gagné, j'avais encore l'avantage quand j'ai sorti sous les ordres de "la Belle-Poule" d'être espalmé de frais.
Je cite ceci pour faire voir que j'étais le maître de n'être point pris et que si je l'ai été, ce n'est que par subordination et dévouement réel au service.
J'ai commencé la construction de ce lougre il y a déjà quelques années déjà, et je l'avais un peu oublié. Je vous fait découvrir les quelques pièces que j'ai réalisé .
Je pense reprendre sa construction, car c'est le premier que je construis avec une voilure au tiers.

A bientôt pour la suite de cette construction
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DORIS Terre-Neuvas - 21-11-2007
Sur les navires morutiers, dans les années 1710, le pêche à la morue se faisait depuis le bord du bâtiment à l'aide de lignes à mains. Les hommes se trouvaient dans des tonneaux à l'extérieur du bastingage.C'est en 1789, que le Capitaine Dieppois nommé Sabot eut l'idée de remplacer les lignes à mains par des "Harouelles" appellées aussi lignes de fond ou dormantes. Ces très longues lignes (133mètres) étaient garnies de nombreux hameçons et tendues au fond de l'eau par des plombs. Pour mettre ces lignes à l'eau, on utilisait de très lourdes chaloupes de 8 mètres, incommodes à manipuler et demandant 8 hommes pour les armer et quand un de ces lourds canots ne rentrait pas, c'est 8 hommes qui étaient portés disparus. Ces chaloupes étaient contruites dans les chantiers de la Rance et envoyées démontées à Terre Neuve.En 1876, des capitaines Fécampois ramènent de Terre Neuve quelques exemplaires de Doris qu'utilisent les goélettes Américaines. Lors de la campagne de pêche de 1877, quatre armateurs décident de l'essayer. Ses qualités (maniabilité, légèreté (hissage à bord facilité), excellente tenue en mer, possibilité de s'empiler ce qui permet dans embarquer jusqu'à 18 à bord, armement réduit, 1 patron et son "avant".Quatre années plus tard, toute les flotilles morutières l'avaient adoptées.
Retour d'un Doris après avoir relevé ses lignes
Cliché réalisé entre 1932 et 1938 lors des campagnes de pêche du Capitaine
ARISTIDE OLLIVIER
On peut remarquer que le Doris est en surcharge, il pouvait pêcher de 700 à 800 morues à chaque fois qu'ils relevaient leurs lignes, le doris ayant le plus de poissons était appelé le "Doris Amiral"
Nombre d'entre eux coulèrent chargé de cette façon...
Le modèle que je réalise est au 1/15ème d'après le plan du Musée de la Marine relevée en 1965 pa Jean Le Bot d'après les gabarits du chantier LEMARCHAND.
Construction
Construction sur gabarits d'assemblage en carton,
les couples et l'écusson en contreplaqué bouleau de 1mm,
l'étrave réalisé en poirier

Le bordage 4 virures en contreplaqué bouleau de 1mm









Et voici notre petit doris terminé, à bientôt pour de nouvelles réalisations
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REALISATION DE FILETS DE PECHE - 28-10-2007

Voici ma méthode pour la réalisation de filets de pêche, il y en a certainement d'autres, mais, celle-ci me donne entière satisfaction.





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Mes Livres - 13-11-2007
Nous sommes souvent à la recherche de livres qui peuvent nous donner quelques renseignement sur la construction de nos modèles.
Voici ce que j'ai dans ma bibliothèque:
Ces livres m'ont beaucoup aidés pour la réalisation de mes modèles




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