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Jean Nouvel conservera l'ancien ... - 02-12-2008
Il nous livre ce qu'il convient de faire aujourd'hui pour ce Grand-Paris et nous explique qu'il faut travailler « à partir du chaos urbain... à partir des incohérences. C'est dans ce sens qu'il faut acter aujourd'hui ce qu'est Paris, dans tous ses hasards... il y a des petites choses de différentes époques, des petits nids avec des petits œufs en meulière qui portent les charges émotionnelles des personnes qui ont vécu là, des éléments modernistes qui peuvent encore fonctionner malgré leur idéologie. Se dire « on n'aurait pas fait comme cela », mais ce n'est pas mal aujourd'hui à regarder. Cette analyse a posteriori, c'est le point de départ : le futur de la ville se fait à partir d'hier, ne créons pas de table rase. Il faut parfois démolir, mais de façon très précise, pour rééquilibrer un territoire, car il y a des injustices flagrantes. »
A l'âge de 62 ans, Jean Nouvel, l'architecte star déjà bardé de nombreuses distinctions a reçu, cette année, le Pritzker Price, considéré comme le prix Nobel de l'architecture. Depuis quelque temps, il réfléchi sur le Grand Paris, et lorsqu'on l'écoute, on se rend compte qu'il est l'un des rares architectes qui réfute la politique de la table rase.
C'est sûr, si demain, il se voit confier ce grand projet consistant à repenser la capitale, Jean Nouvel conservera l'ancien, beaucoup du bâti ancien ...
Parisperdu qui dénonce souvent ici, les démolitions aveugles de pans entiers de la capitale, approuve pleinement l'approche de Jean Nouvel ... et rien que pour cela nous lui aurions décerné le Pritzker ..., d'ailleurs Thomas Pritzker, président de la fondation Hyatt, n'a-t-il pas salué en Nouvel "sa quête inlassable d'idées neuves et son acharnement à repousser les limites de la discipline".
Enfin un génial bâtisseur pour Paris, alors que beaucoup d'autres architectes ne sont bien souvent que de dangereux démolisseurs ...>> Le site des Ateliers Jean Nouvel.
>> Le site du Prix Pritzker.
>> Voir aussi: Jean Nouvel, Interview vidéo.
>> Sur Parisperdu: "Mieux avant ou ... mieux après" ?
>> Sur Parisperdu: "Démolition des murs ... démolition des vies"
>> Le "Grand Paris" ou comment changer ... d'aire ?
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Belleville : de la déliquescence à la délinquance ... - 28-11-2008
Photo © Philippe Hiraga
Nous sommes en 1971, et désormais, Belleville est désertée par ses habitants, les boutiques ferment les unes après les autres et partout, on mure portes et fenêtres. Belleville tombe peu à peu en déliquescence ...
Au début du siècle précédent, Belleville était une sorte de campagne avec des pavillons aux jardins peuplés de poulets ou de canards et, aujourd'hui encore, il subsiste quelques traces de ce passé.
Pendant plus de 30 ans, les habitations sont restées vétustes, sans chauffage ni électricité, vouées à être détruites, ... mais il existait une forme de solidarité entre les habitants car la misère et les épreuves, supportées en commun, soudaient les habitants entre eux ....
Maintenant que les démolitions débutent, les habitants regrettent, non pas leurs habitations vétustes mais, l'ambiance si particulière de ce quartier.
Désormais, certains quittent Belleville, d'autres sont relogés dans de nouvelles habitations. Mais, pour tous, il n'est pas simple de briser les liens tissés par le temps et de faire que l'histoire de ce quartier ne s'arrête pas là.
Depuis le milieu des années 90, le quartier a changé, beaucoup changé et, si l'habitat a beaucoup gagné en salubrité, on ne peu en dire autant sur la solidarité et la sécurité des Bellevillois.
On va encore me dire que j'idéalise trop le passé, mais il est patent que le climat n'est plus le même à Belleville où un large périmètre a été classé en ZUS (Zone Urbaine Sensible), c'est dire si les pouvoir publics reconnaissent les difficultés que vivent, au quotidien, les habitants de ce territoire. Dans La cité "Piat-Faucheur-Envierges", des ados tiennent les murs, bloqués "dans le rien". Le soir, dans le parc de Belleville, il n'est pas toujours très sûr de se promener seul(e) dans les allées périphériques ou de s'approcher des porches des villas où l'on traficote et où parfois, des bagarres éclatent ...
Il n'y a, bien souvent, qu'un pas de la déliquescence à la délinquance ...
>> Belleville : "C'est déjà ça ..."
>> Voir aussi dans Parisperdu: "Démolition des murs ... démolition des vies ..."
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Léon, gribouilleur place du Tertre. - 24-11-2008
Sur la butte Montmartre, la place du Tertre est connue pour être le lieu de prédilection des peintres. Toulouse-Lautrec, Van Gogh, Modigliani, Poulbot, Pissarro et beaucoup d'autres ... moins prestigieux, ont trouvé l'inspiration sur la butte.
Léon est l'un des leurs, même si, avec sa modestie naturelle, il se qualifie de "gribouilleur". Et voilà près de 40 ans, qu'il a établi son "atelier à ciel ouvert" sur la bien nommée place du Tertre qui culmine à 130 mètres d'altitude.
Léon, qui a aujourd'hui 79 ans, est installé au centre de la place, au milieu des quelques 300 artistes qui pratiquent, ici, différents styles de dessin. Ses confères l'appellent "Monsieur Léon" car, toujours "tiré à quatre épingles", il dégage un prestige certain.
Des touristes venus du monde entier s'attardent, parfois longuement, pour voir la création de ses œuvres en "direct live", car Léon, l'un des portraitistes les plus doués, n'a pas ici son pareil pour "vous tirer le portrait" en quelques minutes.
Fusain, crayon ou pastel tenus fermement par ses vieux doigts secs mais toujours agiles, glissent sur la feuille de velin d'arches avec grâce et précision.
Amélie Poulain et son "fabuleux destin" a boosté la venue des touristes qui désormais, sont présents à Montmartre tout au long de l'année, et ce, pour le plus grand plaisir de Léon qui - dit-il - "ne pense pas prendre sa retraite avant 2020", date à laquelle, il suffira "de lui faire traverser la place !". Comprenez, qu'il a réservé une concession depuis longtemps au petit cimetière de St Pierre de Montmartre ...
"Monsieur Léon", un artiste montmartrois "à la vie, à la mort" ... essayez-donc d'en trouver un plus authentique que lui ...
>> Les peintres de la place du Tertre, l'esprit bohème de Montmartre.
>> La place, un soir d'hiver.
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C'était comment avant ... ? - 20-11-2008
La rue Watt en cours de démontage, Mars 2000.
Le quartier Tolbiac, dans le 13ème, a vécu une opération d'urbanisme considérable, où le maintien de la gare d'Austerlitz a obligé à construire au-dessus des voies pour rentabiliser au maximum l'opération Paris Rive Gauche.
Dans ce contexte, la question de la conservation d'éléments forts du quartier aurait dû faire l'objet d'une approche globale, mais le problème n'a même pas été vu et rien n'a été fait pour la prise en compte de ce patrimoine qui aurait permis d'ancrer le secteur dans son passé.
Mais au fait, c'était comment avant ... ?
Il y avait là très peu d'habitants mais quelques grands bâtiments industriels, en béton, en brique - magnifiques - et aussi quelques morceaux de paysage "à la Tardi", des villas, des escaliers en meulière, et la fameuse rue Watt...
Tout cela sur des terrains appartenant en majeure partie à la Sncf, qui n'a eu aucune perception de ces richesses du passé, elle qui n'a pas l'habitude de regarder en arrière. Et aujourd'hui, nous nous apercevons que ce qui aurait pu devenir un patrimoine a beaucoup souffert : on a, par exemple, couvert la rue Watt de dalles-caissons, on l'a écrêtée, aseptisée, ... il n'en reste rien. Le charme de cette rue, si particulière, chanté par les poètes, mis en lumière par les photographes, a totalement disparu.
Pour réaliser le grand projet Paris Rive Gauche, on a donc beaucoup détruit ... De trop rares édifices, préservés à grand-peine - tels les Grands Moulins de Paris, les Frigos, et la Sudac, cette ancienne usine d'air comprimée - jouent encore un rôle de repères, de passeurs de mémoire. Mais au final, le quartier est devenu une sorte de zone étrange, un désert peu engageant où la Seine, pourtant toute proche, est bizarrement absente et où l'environnement de la Bibliothèque Nationale de France est pour le moins glacial.
Au fait, c'était comment avant ... ?
>> La rue Watt, dans Parisperdu (1)
>> La rue Watt, dans Parisperdu (2)
>> La rue Watt, dans Parisperdu (3)
>> La rue Watt, dans Parisperdu (4)
>> Voir aussi "Rue Watt, lieux retrouvés N°15"
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Impression, rue du Retrait. - 16-11-2008
Dès que j'eus pénétré dans la cour de la rue du Retrait, j'eus une impression très particulière: nous n'étions plus en 2008 !
Je ne savais plus en quelle année nous étions : certes pas dans les années 50, mais cela ressemblait aux années cinquante ... ou soixante.
L'isolement du lieu avait-il ralenti le temps ?
Pourtant tout autour, les constructions modernes ne manquaient pas, les gens étaient habillés normalement, les voitures étaient toutes récentes, ... mais ici, il semblait que l'on pouvait vivre différemment, et surtout plus fort qu'ailleurs.
Et même si, à cet instant, je trouvais l'impasse totalement déserte, l'ombre de la petite fille photographiée, ici, par Willy Ronis, semblait gravée, à jamais, sur le pavé encore intact ...
Il en résultait une impression de bien-être et d'optimisme qui recréait l'ambiance d'une époque où l'on croyait encore à l'avenir ...
>> Cour, rue du Retrait Paris 20 ème - La photo de Willy Ronis (© Willy Ronis).
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Un bâtiment qui ne paie pas de mine. - 12-11-2008
Angle de la rue de Vitruve et de la rue Florian
C'est un bâtiment qui ne paie pas de mine. Il est grisâtre et rouge délavé avec des ouvertures encadrées par des pierres de taille d'un autre âge. Il n'a rien d'extraordinaire, mais sa position en angle, bien en vue dans ce carrefour et une touche d'une certaine "classe" sans doute héritée de son passé, de son histoire, font qu'invariablement il attire l'œil du passant.
Il donne sur une petite rue en pente, une rue comme beaucoup d'autres dans ce quartier du 20ème. On dirait une MJC des années 1980, en moins propre...
D'ailleurs, l'acronyme de l'endroit porté sur la façade prête à confusion ... Il est inscrit en lettres blanches : "MCJ, entrée visiteurs".
Entendez, "Manufacture de Chaussures Jivry", mais seuls ceux qui ont travaillé dans ce bâtiment le savent !
Car ici, on a, durant plus de 40 ans fabriqué des chaussures pour dames, pour hommes, pour enfants ... Tout cela dans la discrétion de ce petit atelier perdu au cœur du vingtième arrondissement. Mais depuis déjà bien longtemps, la Manufacture de Chaussures s'est retirée d'ici, ... sur la pointe des pieds.
>> Voir aussi : "Maurice, l'artisan-bottier de Belleville a 100 ans !"
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Lost in Paris ... - 08-11-2008
Terrasse de La Samaritaine, octobre 1997
C'est sur la terrasse d'un grand magasin parisien que j'ai rencontré Hinata. Elle est à Paris pour un stage-étudiant de plusieurs semaines.
Après avoir échangé quelques banalités touristico-mondaines, la jeune japonaise me confie un peu de ses états d'âme. Et très vite, je m'aperçois que cette jolie jeune fille n'est pas franchement bien dans sa peau ... mais pourquoi donc ?
La raison de son mal-être tient dans sa relation à Paris. Hinata est arrivée ici avec une image trop parfaite de la capitale : romantisme, élégance, raffinement ... Or elle n'a rien trouvé de tout cela ... et a pris de plein fouet le choc culturel, renforcé par le gouffre immense entre le fantasme et la réalité.
En venant à Paris, Hinata s'attendait à voir le Montmartre de Toulouse-Lautrec, le Montparnasse des années 20 ... des lieux imprégnés de romantisme, de charme, de grande classe... Elle avait aussi en tête l'image d'élégance et de raffinement véhiculée par les grandes griffes de la mode parisienne ... Mais au final, Hinata a découvert une réalité où tout s'oppose à sa culture nipponne : des parisiens désagréables, brusques pour ne pas dire brutaux et qui sans cesse, lui manquent de respect lorsqu'ils s'adressent à elle ... Rapidement Hinata s'est senti perdue dans ce Paris qu'elle imaginait tout autrement.
Et, en ce soir d'automne, où le soleil décline rapidement derrière les tours de Saint Sulpice, j'en viens à espérer qu'elle trouve enfin dans Paris, des repères et un équilibre qui feront qu'elle pourra afficher une mine plus rayonnante, mieux en accord avec son merveilleux prénom : Hinata, la lumière du soleil.
° Sur Parisperdu, d'autres japonais ne sont par perdus dans Paris :
>> Keiko, Canal Saint-Martin.
>> Seiji, Rue Désirée.
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Bobo attitude. - 04-11-2008
Dans certains quartiers de l'Est de la capitale, nous sommes désormais à "Boboland", et là, on ne manque pas d'argent: on a de l'argent, beaucoup d'argent ... Mais finalement, on s'y ennuie aussi beaucoup car c'est bien connu, si l'argent ne fait pas le bonheur, il ne réussi surtout pas à remplir le vide laissé par une certaine perte des valeurs, des idéaux, voire des utopies ...
A Boboland, on recherche avant tout "l'Authenticité", mais c'est une authenticité souvent frelatée, un peu comme la réalité lorsqu'elle est vue par un créatif de pub ! De surcroît, les bobos oublient que leur quête éperdue d'authenticité les conduisent souvent à détruire "la vraie" authenticité.
C'est le cas, lorsqu'ils essaient de se créer leurs endroits, leurs coins agréables, ... comme ces genres de cafés dits "bios" ou ces restaurants où l'on fait du "fooding" en substitution à la cuisine traditionnelle ... qui elle est authentique. A Boboland, on essaye de vivre sainement, ... mais finalement là encore ... ce n'est qu'une attitude!
Ah, l'attitude, c'est l'essentiel pour le "bobo", c'est elle ... encore et toujours qui compte le plus, ... la vérité des opinions ou la sincérité sont souvent secondaires. De toute façon peu importe, car pour la tribu des "bourgeois bohèmes": le bobo c'est toujours l'autre ...
Un passage de la Bande Dessinée "Bienvenue à Boboland" de Dupuy et Berberian est - à ce titre - révélateur de la vision qu'ont les bobos de la "vraie vie".
Je vous résume la chose: une écervelée laisse traîner sur un banc un livre d'Anna Gavalda (parfaite auteur bobo, qui parle "de ces petites choses qui sonnent tellement vrai"), ... pour faire du "book-crossing", de l'échange gratuit de livres, mais elle est stupéfaite quand elle voit un éboueur ramasser le bouquin et le flanquer à la poubelle ... au lieu de s'en extasier.
N'est-ce pas là une parfaite illustration de la "bobo attitude" ?
>> Vous avez dit "book-crossing" ?
>> La bande dessinée "Bienvenue à Boboland" © Dupuy / Berbérian ; Editeur Fluide Glacial-Audie - mai 2008.
° Déjà parus dans Parisperdu :
>> "Où sont passés les vrais gens ?"
>> Belleville, la belle ville des bobos.
>> Malaise à Belleville.
>> Bienvenue à Boboland.
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Un monde loin du monde ... - 31-10-2008
Rue du Volga, Paris 20ème
La rue du Volga est une petite voie calme du 20e arrondissement, coincée entre la rue d'Avron et le boulevard Davout. Dans cette partie, près du pont du chemin de fer de la Petite Ceinture, la rue est encore plus paisible, et avec ses immeubles d'un âge indéfini, aucun commerce, peu de circulation ... c'est un monde loin du monde ...
Tout près, le square de la Gare de Charonne, un havre de quiétude, ajoute encore à la sensation d'avoir atteint, ici, un des lieux les plus reculés de Paris.
Mais au fait, si la rue doit son nom au fleuve russe "la Volga", pourquoi cette appellation "du Volga" ? Par ce qu'il s'agit de la forme masculinisée de ce fleuve, forme que l'on retrouve, par exemple, dans le roman "Michel Strogoff" de Jules Verne. On peut ainsi constater qu'au XIXe siècle, la forme masculine de Volga était assez usitée, voire prédominante.
Encore une touche supplémentaire qui s'ajoute au côté suranné de ce coin perdu du quartier de Charonne.
>> Voir aussi, sur Parisperdu: "Détente ou détention ?"
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Souvenir de la rue Vilin. - 27-10-2008
Photo ©Philippe Hiraga
Georges Perec nous parle de la rue Vilin : "Nous vivions à Paris, dans le 20ème arrondissement, rue Vilin; c'est une petite rue qui part de la rue des Couronnes, et qui monte, en esquissant vaguement la forme d'un S, jusqu'à des escaliers abrupts qui mènent à la rue du Transvaal et à la rue Olivier Métra.
La rue Vilin est aujourd'hui aux trois quarts détruite. Plus de la moitié des maisons ont été abattues, laissant place à des terrains vagues où s'entassent des détritus, de vieilles cuisinières et des carcasses de voitures; la plupart des maisons encore debout n'offrent que des façades aveugles.
Il y a un an, la maison de mes parents, au numéro 24, (...) était encore a peu près intacte. On y voyait même, donnant sur la rue, une porte en bois condamnée au-dessus de laquelle l'inscription COIFFURE DAMES était encore à peu près lisible.
L'immeuble du numéro 24 est constitué par une série de petites bâtisses, à un ou deux étages, encadrant une courette plutôt sordide. Je ne sais pas laquelle j'ai habité. Je n'ai pas cherché à entrer à l'intérieur des logements, aujourd'hui généralement occupés par des travailleurs immigrés portugais ou africains, persuadé du reste que cela ne raviverait pas davantage mes souvenirs".
(Extrait de "W ou le souvenir d'Enfance de Georges Perec"- 1975)
>> Voir aussi sur Parisperdu : "Vilin, Couronnes et Pali-Kao..."
>> Voir aussi sur la destruction de la rue Vilin: "Elles tombent, l'une après l'autre"
>> Perec et "Le regard sur la ville"
>> A Georges et à Léon-Paul ...
